Une ancienne Pussycat Dolls dénonce la prostitution et les manipulations mentales au sein du groupe

Avant d’être mondialement connues, à partir de 2003, avec leurs titres « Jai Ho ! », « When I Grow Up », « Beep » ou « Don’t Cha », les Pussycat Dolls étaient une troupe de danseuses burlesques. En 1993, c’est la chorégraphe Robin Antin qui a fondé le groupe et l’a dirigé pendant de nombreuses années. La troupe de danseuses faisait le tour des cabarets, en invitant des célébrités comme Eva Longoria, Gwen Stefani ou Carmen Electra, puis a connu une notoriété soudaine en faisant poser les filles à la une de Playboy. Mais c’est réellement en 2003 que les Pussycat Dolls se sont faites connaître, lorsque Robin a eu l’idée de faire évoluer le groupe et de sortir un CD. Elle engage alors Nicole Scherzinger, l’une des gagnantes de la version américaine de Popstars, pour en faire la chanteuse de sa troupe.

Les Pussycat Dolls au sommet de leur gloire

Derrière le succès se cachait la misère

Depuis 2009, les Pussycat Dolls ne chantent plus, après la dissolution du girlband. Si elles ont connu la gloire et les paillettes, une ancienne Pusycat révèle une bien triste réalité. En coulisses, les filles étaient considérées comme « des prostituées ». C’est ce qu’il faut croire, si on écoute ce que Kaya Jones raconte sur Twitter. Cette danseuse qui était présente en 2003 et 2004, parle aujourd’hui, dans un contexte où les artistes lèvent leur voix contre les producteurs qui abuseraient d’elles en échange de gloire. Selon elle, les Pussycat Dolls était un « club de prostitution ».

Kaya Jones était membre du groupe entre 2003 et 2004 (Singapore Showbiz)
Kaya Jones dénonce les perversions du métier (Singapore Showbiz)

« J’étais dans un groupe de prostituées »

Voici ce que Kaya Jones écrit sur Twitter « Toute cette histoire avec Harvey Weinstein réveille mes troubles du comportement. Pourquoi ? Parce que ça m’est arrivé. C’est ma vérité. Je n’étais pas dans un groupe de filles. J’étais dans un groupe de prostituées. Oh, et il se fait que nous chantions et étions connues. Tandis que tous ceux qui nous possédaient se sont fait de l’argent. Ils ont essayé de nous faire taire, mais ça nous a rendues plus fortes. Ils ont essayé de nous droguer, mais nous étions parfaitement éveillées. Ils ont essayé de nous blacklister, mais nos fans nous ont suivies. Nous ne sommes plus des enfants. Je me demande si toutes les victimes ont tenu un journal comme je l’ai fait. Oui, car j’ai tenu un journal avec une chronologie des faits. »

 Elle reçoit des menaces de mort si elle parle

« En 2004, j’en ai parlé à des dirigeants à Hollywood. En 2005 et 2006 j’en ai parlé à la presse. En 2011, j’en ai de nouveau parlé. J’espère que les médias m’écouteront en 2017 ! C’est bien parti. J’ai parlé à la presse de l’abus dont j’ai été victime à Hollywood, mais elle n’a rien fait. Pourquoi n’avons-nous jamais rien dit ? Parce que nous avons toutes été abusé ! Personnellement, on m’a même prévenu que si je parlais… vous savez je finirais morte ou que je n’aurais plus de carrière. Pour faire partie de l’équipe vous devez agir comme un membre de l’équipe. Ça veut dire coucher avec n’importe qui qui le demande. Vous n’avez rien pour faire pression contre eux ».

 Elle dénonce surtout la fondatrice du groupe

« Robin et la maison de disque se sont faits plein d’argent. Nous les Pussycat Dolls on était payées 500 dollars la semaine. Alors qu’on abusait de nous et on nous utilisait. L’abus ça reste de l’abus, peu importe que ce soit mental, physique ou émotionnel. L’industrie de la musique a besoin de faire le nettoyage ».

Robin Antin est accusée par Kaya Jones de prostituer les filles de son groupe (FayesVision/WENN.com)

Une chanteuse se serait suicidée à cause d’abus

Kaya Jones dénonce Robin Antin et prétend qu’elle était au centre des manigances de prostitution. Ses accusations ont été réfutées par l’intéressée qui prétend que Kaya Jones cherche seulement à attirer l’attention sur elle. Selon elle, il s’agit de « mensonges dégoutants et ridicules ». Dans un autre tweet, Kaya parle aussi de la disparition de Simone Battle. Il s’agit d’une chanteuse et danseuse du groupe G.R.L., qui a succédé aux Pussycat Dolls et qui a aussi été fondé par Robin Antin. Malheureusement Simone Battle s’est suicidée en 2014. Selon Kaya Jones, ce suicide est le résultat du mal être qu’elle ressentait après avoir été abusée sexuellement. « Je souhaiterais que la mère poule de l’enfer explique pourquoi une autre fille d’un de ces groupes s’est suicidée ? Raconte publiquement comment tu nous as brisées mentalement », écrit Kaya Jones en dénonçant Robin Antin.

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Simon Battle du membre G.R.L., au centre, s’est suicidée (Jason Merritt, Getty Images)

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